
Le dialogue, soit la bête noire des écrivains. Le dialogue peut être un véritable atout : il dynamise une scène, humanise les personnages et captive ainsi le lecteur. Il faut cependant le manier avec beaucoup d’art : un dialogue raté peut faire fuir un lecteur. Beaucoup de grands auteurs préfèrent ne pas s’y risquer et choisissent de rapporter les paroles de leurs personnages au discours indirect. Vous n’êtes donc pas seul face à votre désarroi, mais peut-être voulez-vous apprendre l’art du dialogue. Dans la première partie de cet article, nous allons nous concentrer sur les règles typographiques à maîtriser pour un dialogue réussi !
Vous tenez à intégrer un dialogue dans votre manuscrit mais ne savez pas comment bien vous y prendre ? Vous ne connaissez pas les règles ? Pas de panique, cet article est là pour vous aiguiller !
1 Les règles typographiques
Avant toute chose, une bonne connaissance des règles typographiques s’impose ! Si celles-ci peuvent paraître évidentes lorsque l’on a l’habitude de lire, elles recèlent pourtant certaines subtilités qu’il faut maîtriser.
1.1 Les guillemets
Les guillemets font partie de la ponctuation : ils donnent des indications sur la compréhension et la lecture d’un texte. Nul besoin de vous expliquer que, dans un récit narratif, ils servent à introduire un dialogue. Il convient cependant de rappeler quels sont les différents guillemets et comment les utiliser.
Voici les deux types de guillemets que vous avez besoin de connaître si vous écrivez un texte en français :
- Les guillemets français : « »
- Les guillemets anglais : “ “
La première forme est celle qui est officiellement validée par l’Académie française, tandis que la seconde est utilisée pour un texte en anglais mais aussi dans le cas d’une double citation : une citation présente à l’intérieure d’une première citation.
1.2 Les tirets
Les tirets sont également des éléments de ponctuation qui servent au dialogue. Attention cependant, il ne s’agit pas du trait d’union basique mais bien du tiret cadratin. Il existe deux écoles selon la présentation du discours avec les tirets :
- L’école moderne utilise simplement des tirets cadratins à chaque réplique.
- L’école traditionnelle utilise des guillemets pour ouvrir et fermer un dialogue, et des tirets cadratins lorsqu’il y a une alternance dans le discours. Cette deuxième façon de faire permet de longues incises dans les dialogues, tout en les distinguant grâce aux guillemets.
1.3 La ponctuation
Pour un texte tapuscrit, les règles typographiques sont très précises. En ce qui concerne les espaces insécables, elles doivent être obligatoirement insérer avant un point d’exclamation, d’interrogation, deux points, un point-virgule, un guillemet de fermeture ou après un guillemet d’ouverture. Pour ce qui est de la virgule et du point, il ne faut pas d’espace avant mais il en faut un après.
Comme dans tout texte, une phrase commence par une majuscule, mise à part pour une incise dans un dialogue (ex. : « dit-il »), et se termine par un signe de ponctuation fort. Dans le cas des points de suspension, ceux-ci ont différentes fonctions : ils peuvent terminer une phrase ou indiquer une pause. Dans le premier cas, le mot d’après prend une majuscule, dans le second, il n’en prend pas.
Vous détenez maintenant toutes les règles à respecter pour écrire un dialogue en bonne et due forme. Elles ne sont pas évidentes, et pourtant nécessaires pour rapporter correctement les paroles de vos personnages au discours direct. Si notre maison vous accompagne dans la relecture de votre manuscrit, appliquez ces règles dès l’étape d’écriture fait gagner un temps précieux à l’impression et à la publication de votre livre. Pour continuer d’améliorer vos dialogues, ne manquez pas la seconde partie de cet article sur l’écriture effective du discours !
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